La thérapie d’aventure se distingue de l’aventure thérapeutique par l’utilisation intentionnelle d’activités d’aventure et leurs défis, comme médium psychothérapeutique, afin d’amener des changements chez un individu (Richards and Peel, 2005). De plus, elle potentialise les bienfaits naturels du plein air par l’utilisation d’interventions cliniques structurées afin de favoriser le rétablissement et la croissance personnelle du participant (Norton, 2008Norton, 2010).

Le terme «thérapie» évoque la rigueur avec laquelle les interventions sont basées sur des données probante. En effet, l’utilisation de ce terme est juste seulement si les lignes directrices suivantes sont respectées : identifier un diagnostic et des objectifs spécifiques de traitements, cibler et traiter les besoins du groupe, utiliser un cadre conceptuel reconnu pour guider les interventions du professionnel et déterminer l’efficacité du programme par l’évaluation du processus et des résultats (Williams, 2004). De son côté, le terme « aventure» intègre les concepts de nouveauté, d’excitation, de danger, de risque et de défi (Williams, 2004). Ces concepts apportent plusieurs avantages au traitement par ses aspects plaisant, mémorable, et déstabilisant (voir section interventions pour plus de détails).

De plus, la thérapie d’aventure intègre la philosophie de l’éducation expérientielle (Hans, 2000) qui se définit comme étant l’apprentissage par l’action (Gass, 1993).  En fait, elle permet de créer des situations dans lesquelles les participants vivent et font leurs propres expériences pour renforcer leur sentiment de compétence (Hans, 2000). Le client devient alors un participant plutôt qu’un spectateur dans la thérapie suscitant ainsi sa motivation sous forme d’énergie, d’implication et de responsabilité (Gass, 1993). Il est à noter que les concepts de nouveauté et de défi de la thérapie d’aventure sont les principales notions différenciant la thérapie d’aventure des thérapies expérientielles plus conventionnelles (Richards and Peel, 2005).

 

Rédigé par: Audrey Lemelin, ergothérapeute CHUM

Étudiante à la maîtrise en pratique de la réadaptation, Université de Sherbrooke.