L’expérience de Roxanne!

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Cet été, j’ai eu le plaisir et la chance de participer au Projet Plein air en tant que stagiaire en ergothérapie à la clinique JAP du CHUM avec l’organisme Face aux Vents. Vous pouvez me croire, il s’agit d’une expérience enrichissante autant au point de vue professionnel que personnel!roxanne

L’AVANT. Comme dans toute expédition, il faut bien entendu une bonne préparation. Ainsi, les participants et les intervenants se sont rencontrés à raison de deux fois par semaine pendant un mois avant le grand départ. De cette façon, tout le monde pouvait exposer ses appréhensions, ses objectifs personnels et en apprendre davantage sur l’expédition qui nous attendait. J’insiste sur «tout le monde» car, bien que le projet soit réalisé pour les participants, il importe de mentionner que les intervenants bénéficient aussi de cette préparation. Personnellement, n’ayant jamais participé à une telle expérience, cela m’a permis d’en apprendre davantage sur la destination et sur les activités que nous allions réaliser, mais surtout de mieux connaitre le personnes que j’allais côtoyer pendant quatre jours et de pouvoir prendre ma place dans le groupe.

LE PENDANT. C’est le 4 juillet 2016 que nous sommes partis en petit bus pour nous rendre dans la Vallée-Bras-du-Nord. Après un trajet de quelques heures et quelques arrêts, nous arrivons enfin au camping en début d’après-midi! Nous montons le campement et nous partons ensuite pour une courte randonnée jusqu’au Chutes Delaney. Plus les jours avancent, plus les activités prévues représentent un défi important. En effet, la deuxième journée, nous partons pour une randonnée plus longue et avec un bon dénivelé. Étonnamment, la marche se déroule la plupart du temps dans le silence. Cela nous permet d’apercevoir un cerf de Virginie malgré le fait que nous soyons une dizaine de personnes à marcher! Pour certains, il s’agit de la première fois qu’ils en voient un! Malgré le silence du groupe et le calme de la forêt qui nous entoure, il ne faut pas oublier que la marche dans la montagne représente un défi physique pour certains et psychologique pour d’autres. C’est alors que je comprends mieux le rôle que les intervenants doivent adopter dans un tel projet. En effet, bien que je trouve la randonnée agréable, je dois me rappeler que je suis d’abord là pour accompagner les participants dans l’atteinte de leurs objectifs personnels. Cela nécessite de s’oublier dans une activité que j’ai l’habitude de réaliser en tant que loisir. La troisième journée, nous nous engageons dans les activités de canyoning et de tyrolienne, activités riches en émotions! En attendant mon tour, je suis émue de voir les expressions et les réactions des participants; certains semblent inquiets, mais tous se lancent, confiants que la corde les soutiendra et que les guides savent ce qu’ils font. Les sourires que j’ai vus sur les visages des participants resteront gravés pour toujours dans ma tête, je vous l’assure! Tout au long de l’expédition, chacun a relevé ses propres défis avec courage et persévérance. J’ai appris à connaitre des jeunes qui ont un potentiel énorme. En tant qu’intervenante, le fait d’être en permanence avec les participants pendant l’expédition permet de mieux comprendre leur fonctionnement dans une diversité de situations et d’imprévus. Cela représente une richesse inestimable pour accompagner ces jeunes par la suite dans la réalisation de leur projet de vie. D’un côté plus personnel, j’ai retiré énormément de force et d’énergie en voyant ces jeunes relever de tels défis.

L’APRÈS. Une telle expérience ne peut se terminer en se disant simplement «Bonne fin de journée! » un dimanche après-midi en sortant du bus. Une séance post-groupe est donc planifiée à Montréal dès le lendemain pour faire un retour sur l’expédition. Un compte-rendu est aussi réalisé par les intervenants de l’expédition afin que l’intervenant de chacun puisse savoir comment s’est déroulée l’expérience pour le jeune. Enfin, un 5 à 7 est planifié pour que les participants puissent présenter les activités qu’ils ont fait à l’équipe JAP. Même si peu de participants se présentent à la séance post-expédition, tous viennent au 5 à 7 et expliquent aux professionnels de la clinique quels ont été leurs meilleurs moments et montrent quelques photos.

Comme je l’ai mentionné au début de ce texte, cette expérience a été riche autant au point de vue personnel que professionnel. Je suis profondément convaincue qu’en étant en présence des participants de façon prolongée, nous apprenons à mieux les connaitre et à mieux comprendre leur fonctionnement comparativement aux interventions effectuées dans un bureau du 4e étage de l’hôpital. Cela permet de mieux les accompagner dans leurs projets de vie par la suite… Il s’agit là du défi que doivent relever les intervenants : accompagner les jeunes dans l’utilisation et dans l’actualisation de leurs acquis de retour à Montréal ! Je tiens à remercier JP, Marco et MP de m’avoir permis de participer à cette belle expédition, mais surtout un gros merci à tous les participants : vous êtes inspirants!

 

 

Jean-Philippe Leblanc
Auteur:Jean-Philippe Leblanc

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