L’objectif général de la thérapie d’aventure est de créer des changements sains et constructifs et s’assurer que ces changements perdurent dans le temps (Gass, 1993). Dépendamment du type de programme et des pathologies traitées, les objectifs spécifiques sont variables. Toutefois, il importe avant tout que les équipes traitantes fixent en collaboration avec le participant des objectifs de traitement personnalisés, réalistes, quantifiables et mesurables pour que les progrès puissent être ciblés et évalués en cours de programme puis en post-traitement (Hill, 2007).

Dans le domaine de la santé mentale, la thérapie d’aventure a pour objectif d’améliorer le fonctionnement d’un participant dans cinq domaines: l’estime de soi, l’anxiété, la dépression, les caractéristiques interpersonnelles telles la confiance et la paranoïa ainsi que le locus de contrôle (Kelley, Coursey et Selby, 1997). De plus, elle améliore la communication, la résolution de problème, la capacité de prise de décision et le sens du leadership (Hill, 2007; Wilkinson, 2012). Finalement, elle facilite grandement la relaxation mentale et la réflexion sur des nouveaux choix de vie puisque les participants profitent d’un environnement sans les stresseurs habituels (McBride, 2005).

Dans le traitement du continuum de la psychose, les auteurs ajoutent que la thérapie d’aventure a également pour effet d’optimiser le rétablissement psychosocial par l’intégration et la généralisation de nouvelles compétences (Schell, 2012). Elle permet de faciliter l’adhérence au traitement et d’intégrer des changements d’habitudes de vie afin de prévenir l’apparition de problèmes métaboliques associés à la prise d’une médication antipsychotique à long terme (Lakshmi et al., 2006).

 

 

Rédigé par: Audrey Lemelin, ergothérapeute CHUM

Étudiante à la maîtrise en pratique de la réadaptation, Université de Sherbrooke.